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Le CASE Grenoble Alpes






Tout au long de l’année 2025-2026, 7 étudiants en Master 2 STAPS EOPS (entraînement sportif) à l’UGA ont mené un stage de recherche, soutenu financièrement par le CASE.

La commission Recherche et Innovation a mis en contact les entraîneurs des clubs du CASE et les enseignants-chercheurs de l’UGA. 7 thématiques proposées par les entraîneurs ont été retenues.
Les étudiants, accompagnés par leur enseignant tuteur et leur laboratoire, ainsi qu’un responsable sportif du club, ont mis en place ces études afin d’apporter des réponses concrètesaux questions des entraîneurs
 
 

Étude sur les préférences motrices et qualités force-vitesse en football.

Par Mathis Brunet avec l’encadrement du Grenoble Foot 38 

Enseignant tuteur : Fabien Cignetti (GIN)

Cette étude explore les relations entre les préférences motrices, notamment les profils « terrien »/ « aérien » et les qualités de Force-Vitesse chez 40 jeunes footballeurs de haut niveau. Les résultats montrent que les profils terriens sont davantage associés aux qualités de Force, tandis que les profils aériens présentent de meilleures qualités de Vitesse. Après deux protocoles de six semaines d’entraînement spécifique en force puis en vitesse, les deux groupes ont progressé mais les aériens améliorent davantage leur Force et les terriens leur Vitesse. Ces adaptations suggèrent que chaque profil moteur répond différemment aux sollicitations d’entraînement. Les préférences motrices apparaissent ainsi comme un outil prometteur pour améliorer l’identification motrice puis l’individualisation du développement athlétique des footballeurs.

Étude sur l’entraînement en survitesse sur une population de jeunes athlètes: Analyse biomécanique

Par Lohan Maubert avec l’encadrement de l’Entente Athlétique Grenoble 

Enseignant tuteur : Nicolas Termoz (GIPSA-lab)

Cette étude a montré que chez des athlètes U16, un protocole permettant de courir à 105% de la Vmax à l’aide du système 1080, sur une distance de 10 à 30m après accélération, permettait d’augmenter la vitesse maximale. Néanmoins, aucune différence significative n’existe entre ce protocole de survitesse et un protocole classique pour le développement de la Vmax de cette population. Des études ultérieurs seront nécessaires pour affiner ce protocole. En parallèle, une analyse des méthodes de traitement du signal du système 1080 a montré que la valeur de la Vmax est robuste, contrairement à celle de la dVmax.

Étude sur l’impact de l’intégration des ‘Worst-Case Scenarios’ sur la fatigue neuromusculaire et la fatigue perçue : étude comparative de deux modèles de distribution de la charge d’entraînement en football

Par Mathis Rabahi avec l’encadrement du Grenoble Foot 38 

Enseignant tuteur : Hervé Dubouchaud (LBFA)

Cette étude a observé l’impact de la distribution des efforts effectués à haute intensité lors de la séance la plus intense d’une équipe de football semi-professionnelle (groupe réserve du Grenoble foot 38) en phase de compétition. Une comparaison de deux méthodes de distribution de la charge d’entraînement concernant le volume de course à haute intensité (courses > 20 km/h (High Speed Running) et distance effectuée avec une puissance métabolique > 25,5 W/kg) a été effectuée. La première reproduisait la méthodologie traditionnellement utilisée dans le football alors que la seconde utilisait les Worst Case Scenarios (moments les plus exigeants du match) comme moyen de distribution de la charge. L’objectif était d’observer l’impact de chacune de ces méthodes sur la fatigue résiduelle avant et après le match.

Étude sur l’effet d’un préconditionnement ischémique (IPC) sur la performance en sprint en ski alpinisme.

Par Vincent Bonin avec l’encadrement de la FFME

Enseignant tuteur : Julien Brugniaux (HP2)

L’objectif de l’étude était de déterminer si une séance de préconditionnement ischémique (IPC), technique de restriction de flux sanguin induisant une hypoxie locale, permettrait d’améliorer la performance sportive chez des athlètes skieurs alpinistes. Le protocole d’IPC mis en place consistait en 3 fois 5 minutes d’occlusion totale des membres inférieurs réalisé en amont du test de performance. Celui-ci était une simulation d’une course de sprint, format Olympique réalisé en skiant contre résistance (1080 Sprint) afin de simuler le dénivelé positif. Il ressort des résultats que L’IPC impacte positivement l’extraction de l’oxygène musculaire, mais sans effet direct marqué sur la performance (temps réalisé à skis). Ces résultats sont encourageants et invitent à être explorer ces modalités notamment lors de protocoles chroniques.

Étude sur les déterminants physiologiques et biomécaniques de la performance en trail : effets croisés de la pente et du niveau d’expertise

Par Teddy Martin avec l’encadrement de l’ALE athlétisme

Enseignants tuteurs : Julien Frère (GIPSA-lab) et Samuel Vergès (HP2)

 
  
   
  

Une quarantaine d’athlètes de trail, hommes et femmes, amateurs ou experts, ont participé à cette étude. Deux sessions de mesures ont permis d’analyser leur biomécanique de course, leur réponse physiologique selon la pente (montée et descente), et la force musculaire de leurs membres inférieurs. La biomécanique de course varie peu selon le niveau ou le sexe. En revanche, le coût énergétique de la course augmente avec la pente, et cette hausse dépend du niveau des athlètes. Les hommes développent une force maximale plus élevée que les femmes, quel que soit leur niveau. Cependant, les femmes résistent mieux à la fatigue musculaire, et les expertes encore mieux que les amatrices.

Étude sur les stratégies visuelles en escrime : analyse multifactorielle du comportement oculomoteur

Par Loïc Delpierre avec l’encadrement du club Escrime Parmentier et de l’enseignant chercheur Olivier Martin 

  
 

Cette étude sur les stratégies visuelles chez l’escrimeur a permis de caractériser les facteurs temporels et spatiaux des comportements oculomoteurs par l’analyse des saccades et fixations oculaires, selon différents contextes : (i) les conditions de pratique (Standardisée vs. Compétition), (ii.) le type d’arme (Sabre vs. Épée) et (iii.) le niveau d’expertise (Non-Expert vs. Expert). Les résultats démontrent une spécificité contextuelle des stratégies de recueil et traitement de l’information visuelle, processus hautement cognitifs sous-tendant (i) la prise de décision et (ii) les vitesse et précision du geste. Ces résultats conduisent ainsi à de nouvelles perspectives de recherches et d’intégration pour l’amélioration des habiletés visuo-motrice en escrime pour l’optimisation de la performance.